D’un rêve à l’autre
par
Ânjovu

 

1991...La Cinq...J’avais 15 ans.
A l’âge de l’adolescence, j’ai découvert cette série,
il y eu bien d’autres séries
mais c’est celle-ci qui marqua ma vie, surtout à cette âge.

Un générique français entraînant, des personnages attachants et l’utilisation des pouvoirs magiques.
C’est bien ce dernier point qui m’a invité à suivre la série.
Quel merveilleux et extraordinaire don que d’avoir des pouvoirs surnaturels pour un garçon de 15 ans.
La téléportation, la télékinésie, la télépathie, le vol, l’hypnose... il manquait la transformation, l’invisibilité, le mimétisme et plus selon mes imaginations.

Le point suivant était sa musique (de Shiru Sagisu) et ses chansons avec la merveilleuse voix de Kanako Wada.
Si j’avais enregistré des épisodes, il m’arrivait de revoir ou plutôt réécouter certains passages.

Ensuite je me suis attaché aux personnages, particulièrement à Madoka (comme beaucoup). Je n’ai pu résister à ses yeux d’émeraude, cette longue chevelure noire et ce caractère fort et sûr.
Je commençai ainsi à rêvasser, à imaginer des épisodes dont j’en faisais partie.
Un personnage avait tendance à m’énerver avec ses hésitations, sa timidité, ses erreurs qui avaient des répercussions sur les autres, je parle bien de Kyosuke. Paradoxalement, Kyosuke allait m’influencer de la même manière que Madoka et Hikaru.

Au fil des épisodes, une réflexion s’instaure.
Où mène l’intrigue ? Quelle est la trame ?
Quelle est la psychologie des personnages ?
Quelle sera l’issue de la série ?
Les actions et les caractères de chacun me font souvent réfléchir. Qu’est-ce qui est bien ou mal, acceptable ou non ?
Très manichéen tout ça !

De cette réflexion, ma personnalité changea en prenant le meilleur de chacun.

Je grandissais avec les personnages, avec la série, en prenant l’assurance de Madoka, la joie de vivre et l’optimisme de Hikaru, la gentillesse de Kyosuke, la responsabilité de Manami,
la liste n’est pas exhaustive.

Après la série, j’ai regardé le film de 1988
"Anohi ni Kaeritai".
Un film au style dramatique qui montre que rien n’est éternel, qu’il faut évoluer même si pour le trio ce fût dans la douleur et la déchirure.
Dernière scène et dernier message, sourire à la vie.
“Arigato Hikaru”.

À certaines chansons et quelques morceaux musicaux, j’associe des scènes, des épisodes :
- Red straw hat, la première scène de la série, la scène de l’escalier de l’épisode 1
- Exclamation no warudakumi [Exclamation’s trickery], la rencontre de Madoka et de Kyosuke
- Aerobics on ‘RAP’ quand les sœurs Kasuga et Hikaru font de l’aérobic
- Et qui n’a jamais écouté le thème de Madoka au saxophone sans la voir jouer !?
Vous n’avez aucune idée, achetez les 3 cds audio "Sound Color" et revoyez la série.

Voilà un parcours raconté au passé, pourtant cette série reste présente et le restera à l’avenir.
Maintenant je redécouvre la série en VO, je suivrai encore la saga.
Orange Road est une de ses expériences qui marqua ma vie et dont je ne peux oublier.
Que suis-je devenu ? Un être bien ou mauvais ou rempli de contradictions ?
Ce que je sais, c’est que je ne regrette pas qui je suis maintenant
et je le dois en partie à Orange Road et ses personnages.



Ganbare ! Orange Road,

Merci Orange Road...


ânjovu, Juin 2003
manganimefan@free.fr

Esquisse inspirée de l’œuvre
d’Akemi Takada

 

 


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